Jolie Jozi

Mois : mars, 2012

Less is more

Trop de travail, trop de trucs à faire, de machins, de tout. Même la liste des projets à coudre s’allonge, s’allonge.

J’ai quand même eu le temps de coudre ce chemisier, Violet de Colette Patterns. Sans doute d’avoir vu les blouses ravissantes de Joanne dans le cadre du OWOP !

J’avais le plumetis blanc depuis longtemps, les boutons sont tout simples, en nacre. Je n’ai pas mis de passepoil sur cette version. Simple on a dit. Juste profiter de la ligne du col Claudine.

Too much work, too many things to do, too many chores. Even my sewing projects list is getting far too long. Nevertheless, I’ve found time to sew this Violet blouse from Colette Patterns. Maybe because I’ve seen the lovely ones Joanne had made for the OWOP !

I had this white swiss dots fabric for ages in my stash, and used simple round mother-of-pearl buttons. No lining for this one. Simple, she says. Just enjoy the Peter Pan collar line.

Play Time

Quand j’étais petite, j’allais parfois avec ma grand-mère rendre visite à un couple de vieux Anglais, Toto et T.G, dans leur maison, une église de brique réhabilitée près du pont de Tancarville, en Normandie. Ils étaient amis de Jean Cocteau, et collectionnaient les jouets. On mangeait des chutneys, il y avait des chamboule-tout de fête foraine du début du XXè siècle, des jeux de cartes grands comme l’ongle, des cannes de verre soufflés, des poupées.

Rien d’aussi précieux chez moi dans le coffre à jouets. Mais un tyrannosaure en perles  zimbabwéen, acheté à un carrefour ; Cerise le cheval de bois, du marché bio de Bryanston ; des ours brodés venus du Cap (tiens, ça me fait penser que j’ai dit qu’on parlerait broderie sur ce blog… bientôt) ; les sacs à jouets sont en faux Shwe-Shwe achetés sur Market St ou Comissioner St -je ne sais plus- dans le centre de Johannesburg, et fabriqués grâce aux indications données sur le blog d’Oliver+S (ok, on les voit à peine sur la photo).

L’imperméable, c’est aussi une création Oliver+S. Le patron est épuisé mais on peut encore se le procurer en version digitale. Je l’ai cousu dans un tissu enduit de Michael Miller, China Dolls, trouvé chez Linna Amorata. La doublure est en pilou de chez Cousette.

Première expérience en toile enduite. Aïe ! difficile à coudre, même sur un patron aussi parfait. Même en mettant du scotch sur le pied de la machine. Depuis j’ai lu quelque part qu’on pouvait mettre du papier de verre (côté râpeux sur l’endroit du tissu) entre le tissu et le pied, pour aider à faire glisser. A moins avis, ça doit marcher, et on doit ainsi pouvoir faire de jolies surpiqûres.

As a child, I was sometimes going with my granny to visit two of her friends, an old English couple, Toto and T.G., in their house, a renovated brick church near the Tancarville bridge in Normandy. They were friends with Jean Cocteau, and they collected toys. We were eating chutneys, the house was full of  early XX Century toys from funfairs, nail-sized playing cards, glass walking sticks and dolls.

As for me, I don’t own any precious toys, but I love them. At home, you could find a zimbabwean beaded tyronnausorus bought in the street ; Cerise, a wooden horse from the Bryanston organic market ; embroidered teddy  bears from Cape Town (Oops, I said this blog would also be about embroidery… soon) ; I made the toys baskets ( that you can hardly see on the picture) out of fake Shwe-Shwe found downtown Joburg (I can’t remember if it was on Market St or on Comissioner), with a free tutorial from Oliver + S blog.

The raincoat is also a Pattern from Oliver+S . The original one is sold out but you can still buy a digital version. The fabric is a laminates from Michael Miller, China Dolls, bought online at Linna Morata. The lining comes from Cousette.

First time sewing laminates. Eish ! It’s NOT easy. I’ve put some tape on the sewing machine foot, to make it more slippery, but still. I’ve since learnt that putting some sand paper between the fabric and your foot might help. I’m sure it’s a good tip.  I’ll try it next time for topstitching on laminates.

The Artist

Faire un blog, en tout cas pour moi, c’est un peu comme recevoir un Oscar. On a envie de dire merci à tous ceux qui vous ont inspiré, qui vous ont appris des nouvelles techniques. Aujourd’hui, merci à la gentille dame de la Sewing Room à Randburg qui a toujours une jolie collection de Shwe-Shwe, et est pleine d’attention et de bons conseils.

Le Shwe-Shwe, c’est un tissu de coton que portent beaucoup les femmes dans la province du Cap Oriental (pour faire large, la région d’origine de Nelson Mandela). Il est indigo, ou rouge, ou chocolat avec une impression en blanc. Les laizes font 90 cm de large et le tissu est empesé quand il est neuf, donc tout raide (et il sent tout drôle). C’est un bonheur à coudre, et aujourd’hui, DaGama, la marque historique du Shwe-Shwe sort une ligne plus large, sur du coton plus fin.

Merci à How about Orange ? et à sa créatrice, Jessica. Son blog est merveilleux d’idées, souvent gratuites. On trouve des typographies merveilleuses, des découpages hallucinants, des liens comme celui qui mène à mon nouveau sac, le Two Zip Hipster Bag.

Et merci enfin à Erin Erickson qui a répondu super vite à mes mails affolés parce que je n’arrivais pas à télécharger le patron que je venais d’acheter sur son site, Dog under my desk.

Je suis tellement fière de ce sac, parce qu’au début, quand j’ai vu le patron et ce tas de rectangles pas très sexys, je n’étais pas très rassurée. Les explications sont limpides, et les finitions parfaites (bon, d’accord, j’ai cousu la poche intérieure à l’envers. J’ai dû défaire une partie de la doublure et coudre ma poche à la main, dans le bon sens. Hum). Il a été un peu difficile de trouver les boucles pour le sac, mais finalement, entre un peu de récup’ et une boucle en coco achetée au Cap, je suis plutôt contente du résultat.

As for me, blogging is like to be an Oscar winner. I just want to thank everyone that has inspired me, taught me new techniques… So thanks to the kind lady from the Sewing Room in Randburg. She always has a beautiful collection of  Shwe-Shwe fabrics, and gives you lot of attention and good advices.

Shwe-Shwe is a traditionnal fabric, mainly worn by women in the Eastern Cape (where Nelson Mandela comes from). It’s indigo or red or chocolate brown, with a white print. It comes in 90cm width, and it has a special smell and stifness due to the starch used to preserve the fabric. It’s lovely to sew, and DaGama is now producing a range that comes in a larger width, with a lighter cotton.

Thanks to How about Orange ? Jessica’s blog is full of incredible ideas, most of time free of charge. Typos, crafts, and links such as the one which leads to The Two Zip Hipster Bag.

And thanks to Erin Erickson because she was super quick to answer my mails when I wasn’t able to download the pattern I just bought from her website, Dog Under My Desk.

I am so in love with my new bag. At first, I was a bit worried though because of the pattern which looks like a pile of dull rectangles. But the explanations are super clear, and the finitions just perfect. (just put the inside pocket upside down, so had to unstitch the lining and hand sew my pocket in the right side. Hum)

It was kind of difficult to find the two pieces of hardware needed for the bag, but with one from an old bag, and a coconut buckle bought in Cape Town, I am pretty happy with my bag.

Pivoine (rouge pivoine)

Je rêvais de cette robe depuis des mois, peut être des années. Bien longtemps en tout cas avant qu’elle ne prenne vie sous le nom de Peony, chez Colette Patterns. Je me souviens que la birthday party dress de Tilly and the Buttons m’avait déjà fait de l’oeil. Elle est en laine légère de chez Kenzo, achetée en ligne chez Etoffes des Héros. Les parementures sont en soie, trouvée chez Sacrés Coupons à Paris (il m’en reste encore 2 bons mètres et demi, mais c’est tellement galère à couper que j’attends un jour de grand courage).

Rien à dire sur la réalisation, tellement facile (à part couper la soie, donc, mais j’ai depuis compris que c’était plus facile de tailler en posant le coupon sur un autre, de coton, pour éviter qu’il ne glisse. Décidément, il faudra que je tente ça). Je suis assez fière de la pose de la glissière invisible, vraiment invisible, et j’attends juste l’hiver pour la porter – ça ne devrait pas tarder par ici.

I’ve been dreaming of this dress for months, maybe years. Long before it was released by Colette Patterns under the sweet name of Peony. I remember the lovely birthday party dress from Tilly and the buttons, and how much I wanted to have the same. I made this one from a light wool by Kenzo, bought online at Etoffes des Héros. The facings are made from silk from Sacrés Coupons in Paris (I still have more than 2,5 m left, but it’s such a pain to cut that I’m waiting for a very special day. Needs a little bravado to cut in such a fabric !).

So easy to sew (except for the silk part, but I’ve learnt that it’s easier if you put your slippery fabric on another one, like cotton. I should définitively try this tip). I’m quite proud of the invisible zip, really invisible, and I’m just waiting for winter tocome so  I can wear it – should be soon.

Ah ! oui, pourquoi Rouge comme une pivoine ? Parce que c’est assez intimidant de poser.

Oh ! yes, why is this post called Red as a Peony ? That’s what we say in french when you’re  blushing. Ans it’s pretty embarassing to be a model.

Ah, les enfants !

Quand je regarde les blogs de couture, je ne vois que des enfants sages et souriants joliment vêtus. Maintenant que j’essaie de passer de l’autre côté du miroir, je me rends compte de tout ce que cela demande de préparation. Prenez une petite blouse, modèle Capucine de Citronille. Déjà, la coudre. Et les explications pour la patte de boutonnage sont assez ardues. Faire le biais, ajouter une jolie dentelle pour cacher l’ourlet. C’est du Liberty Hiro ( Vous savez combien ça coûte).  Et  bien au final, ma fille n’aime pas. Elle ne mets JAMAIS sa blouse. Sauf pour la séance photo. Et là, autre montagne à gravir, faire des photos. Pfouhlala. Ok, je la laisse aller se rhabiller… C’est la vie.

When I look at all the sewing blogs, I only see adorable kids, smiling and nicely dressed. Now that I am experimenting blogging myself, I realise how much work it is. Take a nice girly blouse, Capucine by Citronille. Ok, so you sew it, struggling with the explanations for the buttons and all that.

You add a home-made bias, a lovely lace on the hem. I used a Liberty called Hiro to make it (You know how much it costs). In the end, my daughter doesn’t like the blouse. She NEVER wears it. Except for the photo shooting. And that’s another mountain to climb : take pictures of her. Pfouhlala. Ok,  better to let her go and get dressed as she really wants. C’est la vie.

 

So, this is it !

La robe des Comores

Donc, une première photo, pas récente, récente, prise pendant l’été austral. Le patron est extrait des Intemporels pour Enfants, juste rallongé. Haut en lin léger noir (stock personnel), bretelles en dentelle. La jupe est faite avec un Lesso, ces grands châles dont s’enveloppent les femmes sur l’Ile de Ngazija, aux Comores, mais aussi à Zanzibar me semble-t-il.

C’est un hommage à l’élégance des Comoriennes. Et je crois que c’est pour cela que j’ai commencé à coudre, pour utiliser tous ces tissus fabuleux que je croise en voyageant. On raconte que les premiers navigateurs arabes, venus d’Oman, on été frappé en arrivant par une nuit de pleine lune par la beauté de cet archipel de l’Océan Indien, et l’ont baptisé Djouzour el Qamar, les Iles de la lune, les Comores.

Well, first picture, taken during the South African summer. The pattern comes from Les Intemporels pour Enfants (Astrid le Provost). A very nice book. I have just lenghtened the skirt. The top is made from black light linen, that I had, black lace for the stripes, and the skirt is made out of a lesso, these scarves used by women in Comoros but also in Zanzibar, I think.

A tribute to the elegant Comorian women. I think this is why I started sewing : to use all these beautiful fabrics I find whilst travelling. People tell that the first Arab sailors, coming from Oman, when they arrived in this archipelos in the Indian Ocean, under the moonlight, were struck by its beauty. They called it Djouzour El Qamar, Islands of the Moon, Comoros.

J’ai fait des milliers de versions de cette robe (sens de la mesure). Elle est élégante et tellement facile à faire.

I made thousands versions of this dress (hmm, thousands, really ?). Elegant and so easy to sew.

Première fois

Des mois de procrastination, et enfin un premier post, tout timide. Des mois à regarder ce que font les Françaises, comme la Poule ou l’Encre Violette, les Anglaises comme Tilly and the Buttons. C’est Stitch and Witter qui m’a finalement décidée. Je vais essayer le blog franco-anglais, aux antipodes. Hmm. Déjà, apprendre à me servir de l’appareil photo.

I’ve been procrastinating for months, and here it is, a very first and very shy post. I’ve been looking for months to french blogs, like La Poule or l’Encre Violette, to british blogs like Tilly and the Buttons. Stitch and Witter finally decided me. I’m going to try this french-english antipodean blog. Hmm. First, need to learn how to use a camera.