Durban spirit

par Jolie Jozi

Ah ah ! J’en ris encore de cette robe.  Ce devait être fait en 2h, hop hop hop… Et finalement.

D’abord, j’ai voulu faire des coutures rabattues, pour avoir des finitions propres -c’est un peu une obsession chez moi. Mais ce jersey (Cousette, il y a au moins un an) est trop épais pour ça et la capuche est… hum, un peu tordue, disons.

Pour les coutures d’épaules, là ce n’était plus possible. D’où l’idée de coudre un biais ou un ruban pour cacher toute cette misère. Je pense mini vichy marine, ma fille pense paillettes (ma fille pense toujours paillettes). Mais c’est vrai que ce ruban venu tout droit d’une boutique indienne de Durban est exactement du même rouge un peu sombre. Je galonne les épaules, décide de faire une sorte de plastron en rappel (là aussi, ça cache la misère, parce que Mademoiselle est traduit en français maintenant, mais moi, j’ai la version en japonais, et cela demande parfois beaucoup d’imagination pour comprendre.)

Ensuite, je réalise que je n’aime pas voir l’envers de la capuche, tout blanche. Donc doubler. Avec un chouette jersey qui vient du quartier de Woodstock, au Cap, du même bleu que les sequins. Comme j’y est pensé après coup, elle est cousue à la main.

Ah, et mon petit modèle me signale que cette robe est trop courte, et qu’elle ne la mettra jamais (soupir). Pour tenter de la faire revenir sur sa décision, j’ai cousu une bande de tulle gris, en double, comme un tutu en trompe-l’œil. Mais maintenant c’est trop long, et ça fait triste me signale-t-on. Donc découdre.

Au final, je ne sais pas, elle a un petit côté Cirque du Soleil cette robe. On est loin en tout cas de l’original (une remarque sur le patron d’ailleurs : il taille petit, et les poches proposées sont pour le coup mi-nus-cu-les. J’ai renoncé à les coudre), mais je crois que je l’aime bien. Et j’en connais une qui se marre encore de toute cette affaire.

It was supposed to be a quick-and-easy sewing. Ah ah ah ! Silly me.

Step one : I want flat-felled seams on that dress. Don’t even think of it on such a thick fabric (comes from Cousette, a while ago). So, the seam is a bit twisted on the hood, and the shoulders’ seams are even worse : I have to change my plans. I think of hiding the seams with a nice ribbon, or biais. I choose a mini navy gingham ; my daughter picks a glittering-shimmering ribbon coming from a blouse found in an Indian shop in Durban (but she is right : the red on the dress and the red on the ribbon match perfectly). I put some more on the front, because it’s pretty, and because my patterns book is in Japanese, and I can’t really understand the explanations (actually I can’t read Japanese at all,  it sometimes takes a lot of imagination to make it look good. And, yes, it has now been translated in French. Maybe in English ? )

Step two : I suddenly realise the hood needs a lining. I find a nice jersey (bought somewhere in Woodstock, Cape Town), but it’s too late, now I have to hand-sew it.
Oh, my daughter thinks of a step 3 : the dress might be too short, she’s not sure she will like it. Maybe she will never wear it, she says. I don’t cry, look in my stash and find some grey tulle. Ballerina style. She doesn’t like it either. I take it off (sigh).

Ok, the dress is ready. In the end, I kind of like it, more circus than ballerina. Doesn’t look at all like the one in the book, of course (by the way : the pattern sizes really small. And the pockets are super tiny. Too tiny on my point of view : I haven’t sewn them). And I think my daughter has been enjoying the whole process.